Article rédigé en février 2001
Parmi les sujets infectés par le virus de l’hépatite B (VHB), 8 à 10 % d’entre eux deviennent porteurs chroniques du virus, les autres parviennent à l’éliminer de leur organisme, ils guérissent et produisent des anticorps antiHBs dirigés contre l’enveloppe du virus (AgHBs). Ces anticorps sont protecteurs. On a très tôt pu démontrer que l’administration de ces anticorps anti-HBs purifiés (immunoglobulines spécifiques), quand ils étaient administrés dans les heures qui suivaient une contamination par le VHB, protégeaient les sujets qui n’avaient pas rencontré jusque-là le virus.
C’est donc très logiquement que cet antigène de surface l’AgHBs est
devenu le « candidat » le plus sérieux pour élaborer un vaccin.
Malheureusement on s’est heurté à une difficulté majeure,
l’impossibilité de cultiver le virus en laboratoire, donc d’obtenir
facilement l’antigène vaccinal.