Le paludisme à Plasmodium falciparum, seul paludisme potentiellement mortel, est responsable du décès de 1,5 à 2,7 millions de personnes par an dans le monde. En zone d’endémie, ce sont les enfants qui n’ont pas encore acquis d’immunité antipalustre (entre 6 mois et 4 ans) qui sont les premières victimes, avec plus de un million de décès par an avant l’âge de 5 ans.
Classiquement, pour les auteurs francophones, les formes graves de
paludisme étaient regroupées sous le terme d’accès pernicieux
palustre, alors que, pour les auteurs anglo-saxons, le paludisme grave
se limitait à la seule cerebral malaria ou neuropaludisme. Aujourd’hui
le paludisme grave doit être défini comme un syndrome de
dysfonction(s) d’organe(s) et/ou de dysfonction(s) métabolique(s),
secondaires à la présence intra-érythrocytaire de P. falciparum.
Pourquoi le paludisme est-il parfois si grave ?
Envenimation par scorpions et méduses