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Epidémiologie de l’hépatite B

modes de transmission

D’après les estimations de l’Organisation mondiale de la santé, 2 milliards de personnes sont infectées par le virus de l’hépatite B, dont 350 millions sont porteurs chroniques du virus. Ces derniers présentent un risque important de déclarer un jour une cirrhose ou un cancer du foie. Au moins 1 million en meurent chaque année.

Dans les zones de haute endémicité, telles que l’Afrique et l’Asie du Sud-Est, 70 à 90% de la population présentent des marqueurs du virus de l’hépatite B et plus de 8% de la population sont des porteurs chroniques (présence de l’antigène de surface de l’hépatite B = HBS).

Les zones d’endémicité moyenne sont le Moyen-Orient, l’Amérique Centrale et l’Amérique du Sud. On observe entre 2 et 7% de porteurs chroniques et 20 à 55% de personnes présentant des marqueurs du virus.

Dans les zones d’endémicité faible, telles que l’Amérique du Nord, l’Europe occidentale et du Nord, le taux de porteurs chroniques est inférieur à 2% et la présence des marqueurs du virus se retrouve chez moins de 20% de la population.

Modes de transmission du virus de l’hépatite B : La transmission du VHB s’explique par : * la longueur de la phase d’incubation (2 à 6 mois), le sang étant infectant dans la seconde partie de cette phase * le très haut titre infectieux du sang (0,0001ml de plasma peut transmettre le VHB) ; - - le grand nombre de porteurs asymptomatiques * la présence du virus dans tous les liquides biologiques : liquide séminal (sperme), secrétions vaginales, sueur, larmes, salive, urine (alors que l’infectiosité des selles est négligeable) * la fréquence de l’inoculation inapparente.

Le virus de l’hépatite B est 50 à 100 fois plus infectieux que le VIH.

La transmission parentérale  : La transmission du virus de l’hépatite B par voie parentérale existe dans toutes les zones d’endémie. Les sources d’infection sont le sang, les produits sanguins et dérivés, ainsi que le matériel souillé. L’hépatite B constitue l’une des infections professionnelles les plus importantes dans les professions médicales et paramédicales.

La transmission sexuelle  : La présence du VHB dans le liquide séminal et les sécrétions vaginales explique que l’hépatite B soit une maladie sexuellement transmissible. Elle survient lors du contact avec des muqueuses fragiles, du sperme, des sécrétions vaginales ou des menstruations des porteurs du virus de l’hépatite B.

Le risque d’infection augmente avec le nombre de partenaires sexuels, le nombre d’années d’activité sexuelle et la présence ou non d’autres maladies sexuellement transmissibles.

La transmission se fait soit par des sujets atteints d’infections aiguës, soit par des porteurs chroniques, mais la plupart du temps, ces infections sont transmises par des personnes hétérosexuelles ou homosexuelles qui ignorent leur état d’infection.

La transmission périnatale : La transmission périnatale ou verticale, qui se fait d’une mère infectée vers son enfant, est la voie la plus redoutable car, parmi les personnes en contact avec le virus, ce sont les nouveau-nés qui présentent le risque le plus important de devenir des porteurs chroniques. Près de 95% des transmissions périnatales se font lors de l’accouchement et du post partum. Ainsi, les mères AgHBe positives transmettent le virus de l’hépatite B dans 70 à 90% des cas. Au moins 90% de ces enfants seront des porteurs chroniques.

La transmission horizontale : La transmission de l’hépatite B est possible par la salive, la sueur, les larmes, l’urine. Elle peut se faire à partir d’objets usuels (rasoir, brosse à dent, couteau, etc.) au sein d’une même famille ou dans le cadre d’un habitat collectif, d’où la nécessité de vacciner l’entourage d’une personne infectée.

La surveillance : La surveillance de l’infection par le virus de l’hépatite B est nécessaire pour déterminer la prévalence, l’incidence (les nouveaux cas), afin de définir des priorités et d’élaborer des stratégies de lutte appropriées.

La surveillance doit permettre aux responsables de la santé d’évaluer les éventuelles épidémies.

Le contrôle de l’infection par le VHB : Il consiste en l’information du personnel de santé, des décideurs et du public sur les dangers de l’infection par le VHB.

Certains comportements favorisent la transmission du VHB et d’autres maladies sexuellement transmissibles. Il s’agit en particulier de l’utilisation des drogues par injection IV, des rapports sexuels non protégés, de la pratique de tatouages et de l’acupuncture avec des instruments non stériles ou mal stérilisés.

Une prévention efficace est fonction du niveau d’information sur le VHB, ses modes de transmission et ses conséquences.

Parallèlement à ces mesures, la vaccination doit être encouragée.

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